La CoQ10 : l'étincelle de nos cellules

La CoQ10 : l'étincelle de nos cellules

01/11/2026

Les Dossiers Santé Phyto-one

La Coenzyme Q10

L’étincelle de nos cellules

Laboratoire Phyto-one

Chaque seconde, des milliards de minuscules centrales s’activent dans notre corps pour faire battre notre cœur, contracter nos muscles et nourrir notre cerveau. Au cœur de ce prodigieux travail se trouve une molécule discrète, présente dans chacune de nos cellules : la coenzyme Q10, ou CoQ10.

Sans elle, nos cellules ne pourraient pas transformer les aliments en énergie. Elle est aussi l’un des antioxydants majeurs que notre organisme fabrique lui-même. Mais voilà : avec les années, le stress ou certains traitements, nos réserves s’amenuisent.

Ce dossier est le premier d’une série consacrée à la CoQ10. Nous y découvrons ce qu’est cette molécule, à quoi elle sert et comment bien la choisir. Les prochains numéros exploreront plus en détail son rôle pour le cœur, l’énergie et la peau.

↑1. Une molécule présente partout dans notre corps

La coenzyme Q10 porte aussi un joli nom scientifique : l’ubiquinone, de l’anglais ubiquitous, « qui est partout ». Et pour cause : on la retrouve dans pratiquement toutes les cellules de notre organisme.

Ce n’est pas une vitamine au sens strict, puisque notre corps sait la fabriquer. Mais elle s’en rapproche tant par son rôle que les scientifiques la qualifient souvent de « nutriment semblable à une vitamine ».

Là où les besoins en énergie sont les plus grands

La CoQ10 n’est pas répartie au hasard. Elle se concentre dans les organes qui travaillent sans relâche et consomment le plus d’énergie :

  • le cœur, qui bat environ 100 000 fois par jour ;
  • le foie, véritable usine chimique de l’organisme ;
  • les reins, qui filtrent notre sang en permanence ;
  • les muscles, sollicités à chaque mouvement.

Le saviez-vous ?

La CoQ10 a été découverte en 1957 par le biochimiste américain Frederick Crane, à l’université du Wisconsin. Quelques années plus tard, le Britannique Peter Mitchell expliquait comment nos cellules produisent leur énergie, un mécanisme dans lequel la CoQ10 joue un rôle central. Ses travaux lui ont valu le prix Nobel de chimie en 1978.

↑2. Au cœur de nos centrales énergétiques

Chacune de nos cellules abrite des centaines, parfois des milliers de mitochondries. Ces petites structures sont de véritables centrales énergétiques : elles « brûlent » les glucides et les graisses issus de notre alimentation pour fabriquer l’ATP (adénosine triphosphate), la molécule-carburant qu’utilisent toutes nos cellules.

Un relais indispensable

Cette production se déroule comme une course de relais, le long d’une chaîne de protéines située dans la membrane de la mitochondrie. La CoQ10 y tient un rôle irremplaçable : elle transporte les électrons d’une étape à l’autre. Sans ce passage de témoin, la chaîne s’arrête et la production d’énergie s’effondre.

La CoQ10, maillon clé de la production d’énergie dans la mitochondrie

La CoQ10, maillon clé de la production d’énergie

Les aliments sont transformés en énergie (ATP) dans les mitochondries, où la CoQ10 assure le transport des électrons.

On comprend alors pourquoi le cœur en est si riche : dans les cellules cardiaques, les mitochondries occupent environ un tiers du volume. Un muscle qui ne s’arrête jamais a besoin d’un approvisionnement en énergie sans faille.

Le saviez-vous ?

Notre corps ne stocke presque pas d’ATP : il le recycle en permanence. Au total, un adulte produit et réutilise chaque jour une quantité d’ATP proche de son propre poids corporel !

↑3. Un antioxydant qui protège nos membranes

Produire de l’énergie a un revers : comme un moteur rejette des gaz d’échappement, nos mitochondries libèrent des radicaux libres. En excès, ces molécules instables abîment les membranes, les protéines et l’ADN de nos cellules. C’est ce qu’on appelle le stress oxydatif, l’un des moteurs du vieillissement.

La CoQ10 possède ici un second talent. Sous sa forme dite « réduite », l’ubiquinol, elle neutralise les radicaux libres au plus près de l’endroit où ils naissent. Elle a trois atouts remarquables :

  • c’est le seul antioxydant liposoluble que notre corps fabrique lui-même ;
  • elle s’insère dans les membranes de nos cellules, qu’elle protège de l’intérieur ;
  • elle régénère la vitamine E, un autre antioxydant précieux, et protège le « mauvais » cholestérol (LDL) de l’oxydation.

Bon à savoir

Ubiquinone et ubiquinol ne sont pas deux substances différentes, mais deux formes de la même molécule. Notre organisme passe de l’une à l’autre en permanence, au gré de ses besoins : la forme ubiquinone est d’ailleurs convertie en ubiquinol dès son absorption par l’intestin.

↑4. Pourquoi nos réserves diminuent

Notre corps fabrique l’essentiel de sa CoQ10, surtout dans le foie. Il utilise pour cela la même chaîne de fabrication que celle du cholestérol. Cette production est à son maximum vers 20-25 ans, puis elle décline progressivement.

Taux de CoQ10 dans le cœur selon l’âge : 100 % à 20 ans, 68 % à 40 ans, 43 % à 77 ans

Nos réserves de CoQ10 diminuent avec l’âge

À 40 ans, le cœur contient déjà environ un tiers de CoQ10 en moins qu’à 20 ans ; à 77 ans, plus de moitié en moins.

Une étude de référence, menée sur des tissus humains, l’a bien montré : par rapport à l’âge de 20 ans, le muscle cardiaque contient environ 32 % de CoQ10 en moins à 40 ans et 57 % en moins à 77 ans [1]. C’est pourquoi une supplémentation est souvent envisagée dès la trentaine.

Les statines, un cas particulier

Les statines, ces médicaments très prescrits pour faire baisser le cholestérol, agissent en freinant une enzyme du foie. Or cette enzyme sert aussi à fabriquer la CoQ10. Résultat : en même temps que le cholestérol, le taux de CoQ10 dans le sang diminue. Il en va de même pour la levure de riz rouge, qui contient une statine naturelle.

D’autres facteurs du quotidien

L’âge et les statines ne sont pas seuls en cause. Plusieurs facteurs réduisent la production de CoQ10 ou en augmentent la consommation.

Ce qui épuise nos réserves de CoQ10 : âge, statines, stress, tabac, sport intensif, alimentation

Ce qui épuise nos réserves de CoQ10

Âge, statines, stress, tabac, sport intensif et alimentation : autant de raisons de veiller à ses apports.

↑5. La CoQ10 dans notre assiette

Notre alimentation apporte aussi un peu de CoQ10, surtout les abats, les viandes, les poissons gras, certaines huiles et les oléagineux [2].

Aliment (pour 100 g) CoQ10 (environ)
Cœur de porc ou de bœuf 11 à 13 mg
Cœur de poulet 9 mg
Huile de colza 6 à 7 mg
Viande de bœuf 3 à 4 mg
Cacahuètes 2,7 mg
Hareng, maquereau 1,5 à 2,7 mg
Poulet 1,4 à 1,7 mg
Brocoli 0,6 à 0,9 mg

Ces quantités restent modestes : on estime qu’une alimentation courante n’apporte que 3 à 6 mg de CoQ10 par jour [2]. C’est bien loin des doses étudiées par les chercheurs, qui se situent le plus souvent entre 50 et 300 mg par jour.

Le saviez-vous ?

Pour obtenir 100 mg de CoQ10 par l’alimentation, il faudrait manger environ 3 kg de viande de bœuf… chaque jour ! D’où l’intérêt d’un complément alimentaire bien dosé.

↑6. Le défi de l’absorption : la forme hydrosoluble

Avaler de la CoQ10 ne suffit pas : encore faut-il qu’elle passe dans le sang. Et c’est là que les choses se compliquent. La CoQ10 classique se présente sous forme de cristaux qui ne se dissolvent que dans les graisses. Or notre intestin est un milieu aqueux. Une grande partie de la CoQ10 cristalline traverse donc le tube digestif sans être absorbée.

Une astuce venue de l’amidon

Pour contourner cet obstacle, des chercheurs ont mis au point une forme hydrosoluble, appelée Q10Vital®. Chaque molécule de CoQ10 y est logée dans un minuscule anneau de bêta-cyclodextrine, une substance naturelle dérivée de l’amidon. Ainsi enveloppée, la CoQ10 se disperse dans l’eau, comme le sucre dans un café.

CoQ10 classique en cristaux comparée à la CoQ10 hydrosoluble logée dans la cyclodextrine

Pourquoi la forme hydrosoluble change tout

Logée dans un anneau de cyclodextrine, la CoQ10 se disperse dans le milieu aqueux de l’intestin et passe beaucoup mieux dans le sang.

Le résultat est spectaculaire. Trois études cliniques ont comparé cette forme à la CoQ10 cristalline : sa biodisponibilité s’est révélée jusqu’à 4 fois supérieure [3]. Une étude plus récente, menée chez des adultes de plus de 65 ans, a montré qu’elle était au moins aussi bien absorbée que l’ubiquinol, une forme réputée pour son assimilation [4].

Bon à savoir

Chez les personnes âgées, l’absorption intestinale devient souvent moins efficace. C’est précisément à cet âge, quand les réserves naturelles sont au plus bas, que le choix d’une forme très bien assimilée prend tout son sens.

↑7. Ce que la recherche explore

La CoQ10 fait l’objet de centaines d’études scientifiques. Voici un aperçu des pistes les plus étudiées, que nous approfondirons dans les prochains dossiers de la série.

Le cœur

C’est le domaine le plus exploré. L’étude Q-SYMBIO, publiée en 2014, a suivi pendant deux ans 420 personnes souffrant d’insuffisance cardiaque. Celles qui recevaient 300 mg de CoQ10 par jour, en plus de leur traitement, ont connu environ deux fois moins d’événements cardiovasculaires majeurs que le groupe placebo (15 % contre 26 %) [5]. À découvrir en détail dans le dossier n° 2.

Les utilisateurs de statines

Les statines provoquent parfois des douleurs, des crampes ou une fatigue musculaires. Une méta-analyse de 2018, regroupant 12 essais et 575 patients, a observé que la CoQ10 réduisait significativement ces symptômes [6].

L’énergie et la fatigue

Lors d’un essai japonais, des volontaires ont pédalé sur un vélo d’appartement après avoir pris de la CoQ10 ou un placebo. Avec la CoQ10, ils ont ressenti moins de fatigue et récupéré plus vite [7]. Ce sera le thème du dossier n° 3.

La peau

Dans une étude randomisée en double aveugle, 33 volontaires ont pris pendant 12 semaines 50 ou 150 mg par jour de CoQ10 hydrosoluble Q10Vital®. Résultat : des rides moins marquées, une peau plus lisse et plus ferme, avec par exemple une réduction d’environ 12 % de la surface des rides autour des yeux dès 50 mg par jour [8]. Rendez-vous dans le dossier n° 4.

Et d’autres pistes prometteuses

Les chercheurs s’intéressent aussi à la CoQ10 pour la fertilité masculine, la migraine et le vieillissement du cerveau.

En résumé

Cœur, énergie, muscles, peau : la CoQ10 intervient partout où nos cellules ont besoin d’énergie et de protection. Les résultats des études sont encourageants, et la recherche continue de s’enrichir année après année.

↑8. Bien choisir et bien prendre sa CoQ10

1. La forme. Privilégiez une forme hydrosoluble, dont l’absorption a été démontrée par des études cliniques.

2. La bonne dose. À titre indicatif, les apports couramment suggérés sont :

  • 50 mg par jour pour les adultes en bonne santé de moins de 50 ans ;
  • 100 mg par jour après 50 ans, en cas de prise de statines, pour les fumeurs et les sportifs ;
  • jusqu’à 200 mg par jour en présence de facteurs de risque, sur conseil d’un professionnel de santé.

3. Le bon moment. Prenez votre CoQ10 au cours d’un repas, de préférence le matin ou le midi.

4. La régularité. La CoQ10 s’accumule progressivement dans les tissus. Mieux vaut donc suivre des cures de 3 mois, renouvelables plusieurs fois par an.

Une alliée parmi d’autres

La CoQ10 s’inscrit dans une hygiène de vie globale : une alimentation variée, riche en légumes et en bonnes graisses, une activité physique régulière, un sommeil réparateur et l’arrêt du tabac sont les meilleurs alliés de nos mitochondries.

↑9. Précautions et points essentiels

Précautions d’emploi

  • Réservé à l’adulte.
  • Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, faute de données suffisantes.
  • En cas de traitement anticoagulant (de type antivitamine K), contre l’hypertension ou le diabète, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant de commencer.
  • Si vous prenez des statines, la CoQ10 ne remplace pas votre traitement : ne l’interrompez jamais sans avis médical.
  • Ne pas dépasser la dose journalière recommandée.

Ce qu’il faut retenir

  • La CoQ10 est présente dans toutes nos cellules, surtout dans le cœur, le foie, les reins et les muscles.
  • Elle est indispensable à la production d’énergie dans nos mitochondries.
  • C’est aussi un antioxydant que notre corps fabrique lui-même, et qui protège nos membranes.
  • Sa production diminue dès 25-30 ans ; les statines, le stress et le tabac épuisent aussi nos réserves.
  • L’alimentation n’en apporte que 3 à 6 mg par jour.
  • La forme hydrosoluble est jusqu’à 4 fois mieux absorbée que la CoQ10 classique.

↑10. CardoVITAL® et Q10Essentiel® de Phyto-one

Une CoQ10 hydrosoluble, 4 fois plus biodisponible.

CardoVITAL® et Q10Essentiel® contiennent exactement les mêmes gélules. Leurs deux noms vous aident simplement à choisir selon vos attentes : CardoVITAL® pour le confort du cœur et de la tension artérielle, Q10Essentiel® pour l’énergie et la vitalité.

  • 100 mg de CoQ10 hydrosoluble par gélule, sous forme Q10Vital®, dont la biodisponibilité a été démontrée par des études cliniques.
  • Vitamine B1 (1 mg, 91 % des VNR), qui contribue au fonctionnement normal du cœur et à un métabolisme énergétique normal.
  • Vitamine B2 (1,51 mg, 108 % des VNR), qui contribue à réduire la fatigue, au maintien d’une peau normale et à protéger les cellules contre le stress oxydatif.
  • Végan, en gélules végétales HPMC, fabriqué selon les normes GMP.
  • Pilulier de 30 gélules, soit un mois de cure.

Conseil d’utilisation : 1 gélule par jour, au petit déjeuner ou le midi, pendant le repas. Durée d’une cure : 3 mois, à renouveler plusieurs fois par an. Particulièrement recommandé en cas de prise de statines ou de levure de riz rouge.

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Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Tenir hors de portée des jeunes enfants.

↑Références

  1. Kalén A., Appelkvist E.L., Dallner G. Age-related changes in the lipid compositions of rat and human tissues. Lipids, 1989. Lien
  2. Pravst I., Žmitek K., Žmitek J. Coenzyme Q10 contents in foods and fortification strategies. Critical Reviews in Food Science and Nutrition, 2010. Lien
  3. Žmitek J., Šmidovnik A., Fir M. et al. Relative bioavailability of two forms of a novel water-soluble coenzyme Q10. Annals of Nutrition and Metabolism, 2008. Lien
  4. Žmitek J., Žmitek K., Pravst I. Étude pharmacocinétique de la CoQ10 hydrosoluble chez des adultes de plus de 65 ans, comparée à l’ubiquinone et à l’ubiquinol, 2020. Lien
  5. Mortensen S.A. et al. The effect of coenzyme Q10 on morbidity and mortality in chronic heart failure: results from Q-SYMBIO. JACC Heart Failure, 2014. Lien
  6. Qu H. et al. Effects of coenzyme Q10 on statin-induced myopathy: an updated meta-analysis of randomized controlled trials. Journal of the American Heart Association, 2018. Lien
  7. Mizuno K. et al. Antifatigue effects of coenzyme Q10 during physical fatigue. Nutrition, 2008. Lien
  8. Žmitek K., Pogačnik T., Mervic L., Žmitek J., Pravst I. The effect of dietary intake of coenzyme Q10 on skin parameters and condition: results of a randomised, placebo-controlled, double-blind study. BioFactors, 2017. Lien